Laurent Peybernes

Né en 1985, passionné de graffiti, Laurent peint depuis 1997 dans les alentours de Montpellier, autodidacte, il réalise sa première fresque « officiel » dans son collège (Le Crès) alors qu’il n’a que 12ans, et qu’un animateur remarque par hasard de la peinture sur ses baskets, il lui propose ensuite de monter un projet.

Graffeur, graphiste et, plus récemment plasticien, il aime les projets hybrides et collaborations à cheval entre différentes pratiques comme le video-mapping ou la réalité augmentée par exemple. La géométrie et la lumière sont omniprésentes dans ses toiles peintes à l’aérosol, et, ses structures en volumes utilisant des matériaux (bois, carton plume, laines) comme un hommage à la nature et aux astres, leurs mystiques beautés. Il peint de manière spontanée des structures harmonieuses, cristaux, planètes dans lesquelles il concentre ses meilleures intentions. Ses compositions dépassant parfois du cadre comme pour s’extraire du moule « conforme », de la normalité, et des schémas récurrents qui le limitent, comme le discours presque absent sur son travail pour ne pas que le mental dénature la beauté spontanée de celui-ci.

En 2014 en collaboration avec une Start-up ils développent des projets interactif: ses toiles fusionnent avec la réalité augmentée, ou un parcours immersif utilisant l’«Occulus Rift », lunette intégral qui permet au spectateur de se projeter dans un univers . Présenté durant le «Digiworld» 2014 au Corum, Montpellier ou à la «Digital Week Paris 2015», ce projet interactif reçoit un bon accueil de la part du public. En 2015 pour le vernissage de son exposition il projette un video-mapping sur une des oeuvres présentées, participe à la fête des lumières de Montpellier en 2016, réalise des oeuvres collectives en volumes comme avec le public présent lors de l’inauguration de « l’Hôtel French Tech » de Montpellier Métropole en 2017, et, continu de réaliser des performances publics « graffitis ».

« Laurent est à la recherche d’un art total. Sa puissance contraction picturale, graphique et numérique n’appartient plus à un support fixe. Sa vision dynamique se dresse dans l’espace comme un volume. Ses compositions en triangles saccadés transportent l’idée du Cubisme dans une incroyable hybridation ouverte à la sensation, au lyrisme et à la spatialisation là où la doctrine cubiste fixait des limites restrictives.

En projetant des couleurs ou des lumières sur des surfaces programmées, Laurent réalise d’une certaine façon ce que Malévitch envisageait dans ses Architectones en 1920. » Laurent Puech, conservateur territorial du patrimoine, directeur du Château d’Assas.